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jeudi 5 avril 2012

Message d’Absinthe de bureau



Avec toutes ces histoires de boîte qui me vire comme on chasse un cafard d’un fond de baignoire (attention, ami de Morsay et de la rime riche, me voilà), j’ai oublié de vous dire que juste avant cette fâcheuse histoire de perte d’emploi en période de crise-sa-race-la pute-capitaliste, j’ai passé le week-end à Prague, en Praguie (capitale de la riante République Tchèque, si tu préfères).

Donc un jour j’étais dans un pays de l’Est avec le niveau de vie d’un trader américain et le lendemain j’étais chômiste parisienne avec un niveau de vie de… Tchèque.
La vie réserve parfois de drôles de surprises.

Oui, dans ma boîte on attend que les gens rentrent de vacances, souriants, reposés, dodus de trop de restaurants et ruinés de trop d’achats pour leur annoncer que leurs vacances, c’étaient les dernières avant le grand voyage dans les méandres administratifs du pôlemploi.
D’habitude, ils préfèrent celles de Noël, mais bon, là ça faisait trop loin.

Bref, la Praguie.


Ouais ouais, je sais, toujours les pays où keskon se pelle le jonc dix mois et demi dans l’année et où on voit jamais l’ombre d’un cocotier.
Que veux-tu, je ne suis pas adepte de la plage, je n’aime pas me transformer en poisson pané Captain-Igloo-le-pédophile-à-arêtes après m’être roulée dans le sable. Cela me rappelle que nous ne sommes que de pauvres merlus reconstitués qui finirons digérés et ch… recyclés à la fin de notre sombre existence passée dans des boîtes en carton (quoi je suis d’humeur mélancolique en ce moment ?).
Moi je préfère les pays où il fait froid, où le nez, la joue et la fesse rosissent, fouettés par la petite brise du matin, même en plein mois d’Août.

En Praguie, j’ai été déçue pour ce qui est des joues rouges, il a fait un temps de malade mental. Par contre, mon nez, lui, s’est pris un sacré coup, je ressemble à mon grand-père quand il abusait sur le jus de raisin. Il a fait un soleil de tous les diables.

La Praguie, sérieux c’est de la bombe. Ok, c’est vrai, je suis plutôt bon public, à partir du moment où je suis dans l’avion je suis d’humeur à m’extasier sur une merde de chien, du moment qu’elle ne sort pas d’un caniche français. Heureusement que ça me fait pas pareil avec les autochtones, sinon j’aurais une impressionnante encyclopédie de la coquillette européenne à présenter.

Donc ok, je suis plutôt facile à contenter, mais là… Je dois bien avouer que je me suis pris une bonne claque dans la tronche. L’horloge astronomique, les tours de la poudrière et ses copines, puis encore plus le pont saint-Charles m’auraient presque donné envie de redevenir gothique.




Juste pour le plaisir de faire des photos avec des robes en dentelle et beaucoup trop de maquillage dans cette ville aux décors FAITS pour enchanter les gogoths de toutes espèces. J'en étalée sur lui :



Je ne parle même pas du cimetière juif complètement burtonnien qu’on a regardé pendant un long moment des toilettes du musée d’à côté.


Pas qu’on était malade… C’était juste pour pas payer 20 euros chacun l’entrée. (Et là je ne ferai aucune blague sur les juifs et l’argent, trop facile.) Et surtout parce que Monsieur Patate Frite, avec sa coupe de cheveux de skinhead, il a pas voulu mettre la kippa en papier qu’on demande aux hommes de porter.
Il trouvait ça religieusement et graphiquement insultant. On peut comprendre. Être pris pour un néo-nazi alors que juste on a plus d’hormones des cheveux dedans la tête depuis ses 16 ans ça laisse des traces huhuhu.
Moi j’aurais payé bien plus que 20 euros pour le voir avec une kippa, j’en aurais fait un poster, mais cet homme manque sévèrement d’humour.

Bon, sinon on a mangé… mangé… mangé encore et tout le temps. Des trucs à base de patates et d’huile de moteur recommandés par aucun régime, si ce n’est celui d’Elvis. Et on s’est traîné des heures pour digérer les portions de bûcheron tchèque qu’on avalait, 24h il faut au moins pour que ça se décolle des parois de ton estomac.

Les soirées, ma foi j’en ai un souvenir plutôt, heu… vague, car à 300 mètres de notre hôtel (notre chambre dépassait en taille notre appartement, c’était un peu obscène), il y avait un bar à absinthe où monsieur Patate et moi avons « goûté » toutes sortes de liquides blancs et verts, on a testé suffisamment pour faire le tour de Prague avant de retrouver notre pieu, qui donc était à UNE rue de là.
Oh, puis j’ai dépensé dix pour cent de mon salaire dans une fontaine à absinthe… C’est connu, l’alcool rend généreux.


C’est pas franchement dans les habitudes de la maison de se pinter la tronche en couple, c’était même une première. D’habitude je picole du vin avec maîtresse Gamelle et lui de la bière avec ses potes et quand l’un rentre, l’autre dit « tu pues » avec la plus pure mauvaise foi que sa propre haleine lui permet.
Une fois j’ai cru qu’un clochard bourré à la 1664 avait cuvé dans l’ascenseur, mais en fait nan, c’était monsieur Patate qui était rentré deux minutes avant moi et qui avait laissé un effluve alcoolisé.

Donc on s’est mis des races à l’absinthe ensemble, et puis on a vu le résultat catastrophique, outre bien sûr des discussions complètement atroces sur notre voisin, qu’on entend très très bien dans ses toilettes : on a volé des tasses au Starbuck. Attention, ami du grand banditisme, tremble devant Mlle O. et Mister PF.
Certainement une envie refoulée de visiter les prisons de République Tchèque, qui doivent être fort accueillantes… Comme les prisons turques.

Je croyais que ma frénésie de vol de tasse Starbuck ne dépasserait pas les frontières, mais il faut croire qu’avec deux verres d’alcool à 75 degrés, je deviens un Arsène Lupin du café. La honte.
N’empêche, elle complète bien ma collection.

Et puis la Praguie, tu es gentil, tu y emmènes ta belette a son prochain anniversaire (ou son prochain licenciement), tu seras mignon.



mercredi 26 octobre 2011

Le Paris-Drakkar

Ce week-end je n’ai pu donner de réponses aux nombreux commentaires, supplications, invectives, menaces de mort et demandes en mariage que j’ai reçus pour cause de voyage impromptu et romantique dans le froid pays danois.

[Je rappelle, au passage, qu’avec toute demande en mariage (et elles sont légion, croyez-moi), il faut joindre relevés d’imposition des deux dernières années, fiches de paye, book et bilan de santé. Merci.
Si tu as un chaton british shorthair lilas à me donner en dot, tu passes en priorité sur la liste.]

Bref, ce week-end donc, nous étions en Copenhaguie avec mon Chauve, qui pour l’occasion avait sorti son plus beau bonnet de laine rayé.
Pourquoi aller se perdre dans ces contrées lointaines au lieu d’aller chercher les dernières chaleurs de l’été indien dans les pays du sud ?

C’est vrai que la Scandinavie c’est pas hyper logique.
Surtout que faut bien avouer que c’est pas franchement donné-donné, le moindre sandwich au hareng te coûte la peau des doigts de pied et un ticket de transport te déleste de la moitié de ton revenu annuel.
Je te raconte même pas les prix des hôtels, fort heureusement nous avons trouvé une chambre dans un B&B charmant situé dans ce qui devait être le Châtelet-Les-Halles du coin. Nous étions particulièrement bien placés pour visiter la ville et j’étais comblée puisqu’en face se trouvait un magasin de fringues portant le doux sobriquet de « Monku », ce qui me permettait, chaque fois que nous sortions, de faire une blague des plus fines.
Je t’épargne les exemples du type « Je t’attends en bas, dans Monku ouarf ouarf », « Y’a du monde dans Monku le samedi midi ouarf ouarf ouarf».
Ah bah nan en fait je t’épargne pas.

Ce placement était surtout parfait pour contenter monsieur Patate Frite en matière de nourriture typique danoise, puisque nous étions coincés entre un Burger King et un Mac Do (lui qui pensait avec tristesse devoir se taper des assiettes de hareng pendant 3 jours). Mon chauve de compagnie ne savait plus où donner de la tête.

Ouais la Copenhaguie ça me faisait envie depuis un moment.
Déjà parce qu’ils sont réputés pour leur danoiseries viennoiseries et que moi j’aime bien les bons croissants et autres petits-déjeuners diététiques à base de gras de lait.
Ces fous osent faire des pains au chocolat sans chocolat mais avec de la cannelle à la place et des croissants recouverts de glaçage au chocolat, et mes papilles frétillaient d’avance pour ces outrages culinaires.
Par contre les pains au lait et aux Knacki très peu pour moi. Toute tentative d’originalité n’est pas bonne à prendre.
D’ailleurs, lorsqu’à l’aéroport j’ai vu que le seul détritus qui traînait par terre n’était autre qu’une saucisse à hot-dog abandonnée sur le bord d’un escalator, j’ai douté du fait d’être en terre sainte en matière de gastronomie.

Outre les gâteaux à la cannelle et le lancer de saucisses de gélatine de cochon, je rêvais d’aller en Copenhaguie pour voir la petite sirène seule sur son rocher, son regard au loin, mélancolique et frissonnante sous le soleil blanc d’un matin d’automne, ayant pour seule compagnie une mouette de passage.
Ouais moi j’étais dans un délire bucolique.



J’avais pas pensé que, toutes les cinq minutes, un car dégueulerait une armée de Chinois hystériques qui prendraient place, chacun leur tour, à côté de la dame poisson pour un tirage de portrait en bonne et due forme.
Je les soupçonne d’avoir fait le chemin uniquement pour ça parce qu’on les a jamais recroisés en ville.
Y’a même pas eu une vieille de 130 ans pour se bouffer la tronche entre les rochers et enlever un peu de ma frustration.

Je voulais absolument voir « Christiania », ce quartier autogéré au sud-est de la ville qui a réuni tout un mouvement hippie dans les années 70.
J’ai appris au détour d’une conversation que mon père – tu sais ce type qui a l’air tout droit sorti de Full Metal Jacket et que j’appelle « Colonel Papa »  – avait, à 16 ans, fait une fugue pour s’y rendre.

D’abord je me suis pissée dessus de rire à imaginer mon adorable croque-mort de papa avec une fleur dans les cheveux, un mandala peint sur le torse, en train de peler les patates pour la soupe commune du soir, et puis ensuite j’ai été curieuse.
Bon, là encore, je n’ai pas su reconstituer ce qui a tant fait rêver mon boutonneux-adolescent-de-père.



Je dois bien avouer que l’ambiance y est… comment dire… étonnante et que je ne regrette pas d’y avoir foutu les pieds.
Mais deux clochards cradingues et quatre tox’ qui zigzaguent entre des caravanes dégueulasses peintes en arc-en-ciel, des œuvres d’art en matériaux recyclés, y’avait vraiment plus de quoi traverser la mer du nord à la nage. Heureusement que les danois sont des gens paisibles sinon ç’aurait été carrément flippant comme coin.

Les Danois sont paisibles ET sympas dans l’ensemble (hormis les sino-danoises mais j’y reviendrai après).

Si monsieur Patate m’a offert des billets pour cette destination plutôt que pour Venise c’est aussi et surtout parce qu’il voulait voir le dernier concert de Death in June, ce groupe qui a défrayé la chronique dans les années 80 pour son esthétique sulfureuse et sa musique expérimentale.
Tout de suite, le romantisme à la monsieur Patate Frite ça te parait vachement moins fleur bleue hein ?
Adieu les fleurs et le violon sous le balcon.
Bonjour les scarabées encadrés et le néo-folk hallucinée.
Moi foi, c’est pas ce que je déteste le plus chez lui.
(Et pour répondre à la question que tu ne te poses pas : ce que je déteste le plus chez lui c’est son cendar sous le lit qu’il planque là comme un chat enterrerait sa crotte dans un pot de fleur).

On a un peu joué le tout pour le tout en allant à la salle de concert le jour même tout en sachant pertinemment que toutes les places étaient vendues. J’avais prévu de chouiner qu’on était venu de Paris uniquement pour ça.
J’avais commencé à penser à des trucs tristes genre « mon chat débité en cornichons et plongé dans du vinaigre » ou « Carla Bruni et Charlotte Gainsbourg sortent un album en duo où elles chantent les plus grands airs lyriques», ce genre de trucs que tu souhaiterais jamais voir arriver.

J’étais prête à fondre en larmes au milieu des hipsters et des goths, j’allais morver dans mon bonnet flambant neuf et griffer le sol de mes doigts rongés, supplier en français, en anglais et en islandais. Mais j’en ai même pas eu besoin. Les types ils nous ont trouvé direct une petite place parce que quand même faire tout ce chemin, ça méritait de passer outre le « sold-out ».
J’les aurais embrassés, s’ils n’avaient pas été si moches.

Alors on a pu voir Death in June. Si tu connais pas, dis-toi que c’est deux mamies en treillis et combinaisons qui s’agitent au milieu des percussions et qui transpirent sec dans leur couche pour adulte.
J’avais un peu l’impression d’être aux 70 ans d’un des oncles de ma famille espagnole.
Je me demande où est l’infirmière en cas de rupture inopinée d’un col du fémur, et finalement je dois reconnaître à la fin de la soirée qu’ils ont dix fois plus la pêche que moi et qu’ils vont certainement me border.

Ouais, c’était vraiment pas mal.
Si ce n’est la petite chinoise qui m’est rentrée dedans et qui m’a insultée en mi-chinois, mi-danois de ne pas m’être poussée pour laisser passer sa royale personne.
Sachant qu’elle faisait 40 kilos avec du gravier dans les poches et que j’aurais pu la casser comme un Krisprolls si j’avais voulu, je me suis contentée d’un gros sourire niais pendant qu’elle maudissait ma descendance sur sept générations.
C’est fou comme ce profil d’amazone que je me paye et qui m’ennuie la plupart du temps (j’aurais aimé être gracile et douce et fluette et vraie brune : raté), devient une aubaine quand on m’emmerde.


Bon, sinon la Copenhaguie c’est mignon hein, la lumière dorée sur le château de Rosenborg,...



.... la garde pas franchement à l’anglaise qui se cure le nez entre deux relèves et qui s’ennuie ferme (ils ont le droit, ils portent des pantalons bleu électrique et des chapeaux en poil de fion d’ours),...


 la mer, la lumière dorée encore, les mouettes, le joueur débutant de cornemuse sur la place principale qui galérait, les boutiques si jolies mais qui ferment à 16h, les vélos partout, les marchés médiévaux (tellement pittoresques) devant le musée juif (gné ?), la lumière dorée toujours.
C’était bien.

C’était bien mais après 24 heures de marche dans tous les sens, t’as fait le tour.
Alors on s’est délesté de nos dents en or, de notre compte épargne écureuil et on a pris des billets de train pour ROSKILDE, une ville à 40 kilomètres à l’ouest. J’en ai profité pour me faire clasher par un vieux parce que j’avais l’outrecuidance de parler dans le wagon « silence », il était à moitié aveugle mais pas sourd a priori.
Certainement une vengeance divine pour toutes les fois où j’ai pété des câbles au cinéma contre les chuchotements incessants. On est tous le casse-couilles de quelqu’un.

Pourquoi une telle mission ? Mais pour aller voir les drakkars et le musée viking, et la belle cathédrale de la ville (estampillée Unesco, 100% patrimoine mondiale et tout et tout), qui réunit les tombeaux de tous les rois morts depuis Harald « la dent bleue »… Un peu de culture scandinave, cornedebouc !
(Quand je pense que j’ai jamais lu de bouquins de Karen Blixen et que j’ai osé fouler la terre danoise, j’ai un peu mal, mais je vais y remédier dans la Fnac la plus proche, promis).

Bon, en matière de culture on a surtout pris des photos de « monsieur Patate Frite fait le mélancolique à la mer »...



 ...et « Monsieur Patate frite fait le gothique dedans les églises »...

 Je le soupçonne d’avoir préparé la pochette de son prochain album de musicalité minimaliste.

Oh oui et aussi ils ont leur zazie à eux mais en vieille :


Bref, je suis de retour avec du salami sous vide plein les poches et beaucoup d’heures de travaillement à tuer en vous écrivant des mots d’amour et en apprenant un langue parlée par 320 000 personnes à tout péter.

Je vous roule virtuellement des pelles après avoir mangé du hareng.

vendredi 24 juin 2011

Retour à la réalité.

Le retour des vacances c’est : Voir papa et maman a l’aéroport.
(Oui ca marche aussi quand tu frises dangereusement la trentaine. Chercher tes parents a l’aéroport c’est inné.)

- Savoir qu’ils sont la depuis la veille au soir car ce sont des obsédés de la ponctualité toujours en avance sur l’avance prévue.

- Te taper gentiment la honte car ta mère hurle en agitant les bras. Comme si tu l’avais pas VUE et ENTENDUE. Tout le monde la vue et entendue.

Etre contente de les revoir. Laisser ta mère te tripoter de partout pour voir si tu n’as pas oublié un membre ou un organe dans les hostiles contrées (toutes celles qui sont loin de son utérus).
Laisser ton père (un homme aussi froid qu’un glaçon en apparence mais un vrai papa Deluxe en vrai) attraper ta valise obèse et esquisser un sourire de 4mm. Son maximum en matière de réaction joyeuse.

Le retour des vacances c’est : Retrouver son appart…
… dans le bordel où tu l’a laissé. Les affaires que finalement tu n’as pas prises trainent un peu partout, les trente kilos de paperasses inutiles, cartes de restaurants, tickets de caisse, magazines que tu as vidé de tes poches et sacs recouvrent une bonne partie du sol. Sans compter  le kilo de pubs et de factures rajouté que tu as récupéré dans ta boîte aux lettres.

Se « sentir » chez soi… Avec les odeurs de vaisselles pourries, les effluves de renfermée en prime. Aérer. Entendre les aboiements du chien de la voisine. Penser à nouveau des systèmes de torture élaborés.

Envisager de faire un repas normal avec ce qui reste dans le frigo : un yaourt périmé, des tomates séchées, une bouteille de Ketchup et une canette de Thé Oulong. Fermer le frigo et te traîner en course. Dire « Thank you, bye » à la caissière qui te regarde avec des yeux ronds.
Manger sainement et trouver ça bizarre.

Le retour des vacances c’est : Vider sa valise…
… et avoir des tonnes de fringues à laver. Etendre les quatre machines faites la ou on trouve de la place (et dieu sait que dans un studio parisien c’est denrée rare). Transformer l’appartement en tente berbère et se sentir encore un peu en vacances.

Le retour des vacances c’est : Retrouver Paris.
Son métro bondé de gens puants qui mériteraient d’être gratté avec le côté vert de l’éponge, ses restaurants coréens, son Gibert Joseph et le frérot qui travaille dedans, ses copines, sa routine, ses bus 88 pour aller chez Monsieur Patate Frite et mettre une heure au lieu de 20 minutes en métro juste pour le plaisir de voir les rues, ses questions existentielles (dormir chéluiouchémoi ?/prendre un cocktail a dix euros ou un café a heu… dix euros aussi).

- Rater maîtresse Gamelle de peu parce qu’elle part à Hambourg, trouver que Paris est moins glamour sans ses talons qui claquent et se cassent entre les grilles des bouches d’égouts.

Le retour des vacances c’est : Retourné au travail.
- Remplir son cartable pour la rentrée : trousse a maquillage pour les matins difficiles, paquet  de gâteaux pour les petits dej ratés, téléphone portable, deux bouquins au cas ou, des tickets resto s’il en reste, les lunettes de soleil s’il faut beau, la parapluie s’il pleut pour ne pas me transformer en jackson 5.

- Arriver en avance le premier jour, à l’heure le reste de la première semaine. Et perdre tous les bénéfices de de deux semaines à dix heures de sommeil par nuit en deux jours. Retrouver ses cernes qui n’avaient pas manqué et perdre ton bronzage doré.
Retrouver une tête de zombie et les réveils difficiles des le lundi suivant.

- Entendre toute la journée «  Alors New York, c’était bien ?! ». T’étonner d’avoir raconté ta vie privée a autant de gens. Exposer 3000 fois tes vacances en résumant de plus en plus jusqu’ a ne plus dire que « Génial ! »

- Retrouver Pamela et ses crises de haine, se faire payer un café et se faire raconter les potins des deux semaines ratées. Regoûter a la joie des pozclopes trop longues qui paraissent toujours trop courtes.

- Assurer le remplacement de tout le monde en juillet et août quand les autres vont enfin s’éclater a leur tour.

Le retour des vacances c’est : être ruinée.
… et ne pas pouvoir faire les soldes pour cause de gros craquage de porte feuille et de facture d’Hôtel ahurissante.
Ne pas acheter ce parfum Lutens qui fait tellement envie ou un trente-septième gilet noir Kookaï. Traîner dans les boutiques et acheter des livres dont on a pas besoin (Ne pas penser à la centaine de bouquin qu’il te reste a lire dans ta bibliothèque). Le faire pour se sentir moins frustré.
Acheter un parfum quand même. Et un gilet. Au point ou on en est….

Le retour des vacances c’est : Le bon moment pour…
Commencer à chercher la prochaine destination, hésiter entre la Corée et Copenhague selon le niveau du compte en banque.
Commencer a regarder les billets d’avion.
Soupirer.
Soupirer et attendre.

jeudi 23 juin 2011

Intelligence de Malle.



AMSTERDAM le 20 juin 2011 – Trop tôt le matin pour être précisé.

Je suis actuellement au pays des tulipes pour une joyeuse escale de trois heures et j’en profite pour te dire à quel point j’ai besoin de m’occuper pour ne pas sombrer dans un coma baveux tu m’as manqué jeune brigand/ jeune friponne.
Et pour te raconter que mes aventures bagagières ne sont pas encore terminées.

Ouais comme tu le devines toi qui suis mes aventures ordinaires depuis deux mois toujours. Encore un coup foireux de ma biatch de valise, t’y crois ça ? J’aurais dû me méfier quand j’ai choisi ce modèle Rouge-Vernis- à-ongles-de-prostituée-de-luxe : trop shinny, trop voyante, trop rebelle. Elle n’en fait effectivement qu’à sa tête.

D’ailleurs en ce moment même je tremble à l’idée qu’elle ait répandu mes culottes sur un tapis roulant au Kazakhstan. J’écris certainement cet article trop tôt. Je vends la peau de l’ours avant qu’il ne s’endorme de l’avoir tué.
Sa dernière bitcherie, je te la raconte quand même : The last but not least (oui deux semaines de new yorkeries ont fait de moi une personne parfaitement fluent)… sa dernière bitcherie donc : une prise de poids complètement inconsidérée.

Madame Valise-Rouge-Cul-de-Babouin, prise dans la mouvance du king-size américain, s’est permise de prendre treize kilos en deux semaines… comme ça, par l’opération du Saint-Esprit.
Même moi je n’y arrive pas. Même après deux semaines en Belgique je ne prends pas autant.

Bon j’avais bien senti qu’elle avait un peu forci vu comme ses soufflets étaient prêts à exploser et comme j’ai du l’écraser de tout mon poids pour la fermer mais là quand même… Les trolls ont-ils encore frappé en coulant du plomb dedans pendant que je me brossais les dents ?

Je n’ai pas été vraiment surprise quand le gentil monsieur de Delta Airlines m’a dit que ma valise avait un vraiment très gros cul et que par conséquent il me faudrait payer un supplément.
Par contre je suis tombée de très haut quand il m’a susurré que le supplément minuscule pour qu’on l’accepte en soute serait de oh pas grand-chose un supplementichou, une piécette, un pécule très très modique, une somme dérisoire de 150 dollars.

150 dollars ? Gné ?
Soit 3 paires de adidas superstar/campus/samboa.
Soit 70 bagels au cream cheese.
Soit la dernière facture de monsieur patate au disquaire du coin.
Soit 105 euros

Tout ça pour une histoire de gros cul…. L’histoire de ma vie.
Comble de l’ironie, figures-toi que pour UNE FOIS dans ma triste existence de non-mannequin, j’ai perdu une taille de pantalon en mangeant absolument n’importe quoi. Le régime Cream Cheese est NÉ, je vais faire fortune. Adieu le 0%, bonjour le supplément salami.

J’étais loin d’imaginer qu’on m’annoncerait un poids pareil une fois sur la balance (un peu comme pendant ma dernière visite médicale, huhu). Je me suis donc interrogée sur les raisons de cette prise étonnante de poids.

QUESTION : comment prend-t-on treize kilos en deux semaines ? 
« En suivant le régime alimentaire de Monsieur patate Frite et de tout jeune homme de 25-35 ans moyen » serait une réponse exacte mais peu convaincante lorsqu’il s’agit d’une valise Samsonite Rouge-Salope de deux ans en pleine crise d’adolescence.
La réponse correcte est : « Je ne sais pas, c’est un mystère ».
...
...
Bon ok peut-être que je l’ai UN PEU bourrée d’achats compulsifs.

Il est possible que son passage en section poids lourd soit UN PEU dû à la réserve de Peanut butter que j’ai faite pour les dix prochaines années.
Tu crois quand même pas que je vais conserver longtemps ma taille de guêpe (de grosse guêpe voir de bourdon hein… ne soyons pas trop optimistes).

Il est possible que le fait que j’ai revu complètement ma garde-robe chez Macy’s ait UN peu joué. Ouais mais y’avait des soldes…. Un argument de POIDS (huhu) tu en conviendras et l’employé charmant que j’étais prête à mordre à la jugulaire AUSSI doit en convenir.

Oui, j’ai aussi dévalisé Barnes & Nobles en livres d’art qui pèsent un âne mort et toute sa famille sur sept générations.
Mais ma maman m’a toujours dit «  Ma chérie, tu peux te brosser pour tout ce qui est poupée ou jeux de Game Boy MAIS prends ce que tu veux à la librairie, les livres, ça ne compte pas. » Les livres CA NE COMPTE PAS donc ça PÈSE PAS. T’as entendu ma mère ? Elle a toujours raison, et monsieur Delta, il peut pas test avec ma mère.

Bon ok, on a aussi acheté un grillon mort encadré, un squelette de rat musqué, une patte de poule séchée, une poupée chinoise de trente centimètres, une mâchoire de vache et un T-shirt avec une Madone de Gang qui tient un Jésus squelette mexicain.

Je crois que j’ai sous-estimé la puissance de mes journées shopping, je peux très bien acheter des animaux morts et une paire de basket sans transition et avec le même plaisir.
(Et oui tout ça ira très bien sur ma bibliothèque et non je ne vis pas dans un cabinet des curiosités quoique je commence à me poser des questions sur l’évolution de ma déco. Et de ma santé mentale).

Bref IL EST POSSIBLE que les treize kilos soient passablement réels et justifiés et qu’il n’y ait aucune question à se poser sur la prise de poids de cette chienne de valise Rouge-Nez-Enrhumé.

Ce qui ne justifie pas qu’on m’allège de $150 (oui dollar cent-cinquante !). Et je comptais bien le dire dans un anglais approximatif à Mister « Delta -Mon cul- Airlines ».
NO WAY.

Melle ocytocine vit selon le précepte suivant : «Toujours la même, toujours la haine ».
Que ce soit à New York, au travail, devant une maternelle ou à la SPA, elle reste avant tout un Pitbull.

J’ai d’abord couiné, feulé comme une bête blessée avant de montrer mes crocs baveux.
Cet homme qui venait de me pisser littéralement dans les superstars sans sommation était certainement inconscient du merdier dans lequel il venait de se fourrer. Peut-être n’a-t-il jamais lu Cujo ? Il y a des chance.
Mais c’était un homme sage.

Il a tout de suite compris qu’il avait à faire à :
1/ une bête hystérique qui se ballade avec des os de poulet et des insectes morts de quinze centimètres dans son sac à main et trouve ça parfaitement normal.
2/ un animal nerveux, irritable et avec trois heures devant lui pour lui japper dans les tympans des « It’s a shame » suraigus et des aboiements avec supplément accent-français-à-couper-au-couteau.

Il a tout de suite négocié un 50 % de remise pour que je lâche sa jambe qui se trouvait déjà entre mes mâchoires canines.
J’ai à peine relâché la pression, l’os à ronger n’était pas suffisamment gros pour tromper le chien d’attaque que je suis.

C’est là que j’ai eu l’idée du siècle : J’ai invoqué la perte de nos bagages à l’aller. Une honte décidément. Le poids en trop venait des deux jours de fringues, brosses à dents et démaquillant, de shampooing ( il a jeté un coup d’œil appuyé au crâne de mon homme chauve) que nous avions dû acheter pour survivre dans ce milieu hostile pendant trois longues journées.
Voila, c’est la fautaDelta.

L’homme sage a compris qu’il y avait un 3/ à sa liste : Ma mauvaise foi implacable de femelle Pitbull enragée.
(Et peut-être qu’il en découlait un 4/ Que le squelette de rat musqué n’était pas un souvenir mais les reste de mon goûter).

Il a regardé monsieur patate frite mais cette fois pas pour se moquer de son non-cheveutisme mais pour chercher un peu de réconfort masculin. Ils ont eu un échange d’œillades qu’on pourrait traduire comme suit :
- Comment je fais pour qu’elle me lâche?
- Tu obéis ou elle va t’arracher les testicules à coups de molaires puis te les cracher au visage en invoquant Satan.
- Comment tu fais pour la dresser?
- J'essaye pas. Je porte une coquille de protection depuis que je suis avec elle et j’ai une seringue hypodermique dans ma poche arrière au cas où.
- Fais quelque chose… elle t‘écoutera peut-être toi ?
- Elle ne m’écoute même pas quand je lui dis que son postérieur n’est pas celui d’un hippopotame boulimique. Tu crois vraiment que vu son état actuel elle va faire ce que je lui dis ? Tu rêves, je suis pas dresseur de fauves, moi. Je fais dans la survie.
Tu peux toujours essayer de lui donner un steack cru de sept kilos sucre mais tu vas y laisser un doigt minimum…
... Bon allez si tu es sympa et si tu lui prends sa valise, je pourrais détourner son attention le temps que tu ailles te cacher.
- Bon ok.

L’homme sage a donc une fois encore fait preuve de heu… sagesse en soupirant et rajoutant un sticker HEAVY sur ma valise sans me demander de vendre un rein pour payer le supplément.
GRATOS. Voilà qui me semblait beaucoup mieux.J'ai retiré mes dents acérées de dedans la jambe de ma victime qui n'osait toujours pas bougé une oreille.


Monsieur patate a tenu sa promesse de diversion en jetant un paquet de m&m’s au beurre de cacahuètes à travers l'aéroport. J’ai lâché la jambe de mon empêcheur-de-voyager-en-rond pour me lancer à sa poursuite.
Tandis que je me précipitais à la recherche du paquet de chocolat délicieusement calorique, la truffe au vent et l’œil alerte, l’homme de Delta en a profité pour filer en pause clope.

Lorsque je suis revenue, il n y avais plus personne, ils avaient tous fuis.J'en ai profiter pour boulotter le (trop) petit sachet de m&m's et me gratter l'oreille avec la patte arrière
.
C’est quand je me suis mise à la recherche de mon humain de compagnie pour lui rapporter le paquet (vide) que je tenais dans la gueule, que je les ai découverts tous les deux, lui et Monsieur Delta, tirant sur leur cigarettes, l’un à côté de l’autre, se félicitant silencieusement, j’en suis sûre, d’avoir survécu une journée encore à la race des femelles enragées.

PS (plus tard) : A l’arrivée, une valise était cassée sur tout le tapis : celle de monsieur patate frite… c’est une malédiction…

samedi 11 juin 2011

Quelques trucs notables…

 - Avec le décalage horaire, on est debout à 5h du matin et on pète la forme. Par contre, dès 8h du soir y’a plus personne. On se retrouve comme des zombies à regarder une pub/émission sur les implants capillaires sans même que j’arrive à me moquer de mon compagnon au crâne lisse qui de toute façon dort les yeux ouverts.

-        -  C’est une très mauvaise idée de dire «  tiens si on descendait Broadway pour commencer ? » Broadway traverse tout Manhattan. Une demi-journée de marche plus tard, on est enfin au Wall Street Center soit à l’autre bout de la ville. Mais sans nos pieds qu’on perd en chemin. Il faut aussi dire adieu à sa voute plantaire et à ses orteils. Une demi-journée encore, à chercher des vêtements de rechange, a eu raison de nos jambes. On est rentré en métro.
Depuis on marche toujours autant mais avec des pauses toutes les 5minutes.

-        -   Ici la clim’ c’est le pôle nord, si je me chope pas une pneumonie avant la fin du séjour c’est juste un miracle. Au début on trouvait ça lourdingue mais depuis qu’il fait une chaleur à crever on se jette dans le premier magasin venu pour pouvoir se les geler avec bonheur.

-         -  En bonne obsédée de la Bibl…pardon, du Guide du Routard ( je l’ai déjà dit que j’adoooorais le routard ?), on mange dans les lieux indiqués par lui, à savoir des cantines un peu cracra perdues au bout du monde, tenues par ce qui semble être la mafia latino : des cuisiniers tatoués jusqu’aux dents et des serveuses avec des gueules de dogue allemands qui hurlent la commande en espagnol. Ambiance….
J’ai eu le malheur de demander qu’on toaste mon bagel une fois, je promets de ne plus jamais recommencer, j’ai bien failli m’uriner dessus quand le cuistot sorti la veille de prison m’a dit «  too late ».
J’aurais bien envoyé Monsieur Patate Frite venger mon honneur mais il était déjà planqué derrière les cannettes de Pepsi. Je me suis pas faite priée, je l’ai rejoint avec mon bagel qui jamais n’a été toasté, bien sûr.
Par contre c’est toujours aussi délicieux pour les papilles que mauvais pour le régime les ptits plats des restaurants/prison pour jeunes délinquants du Routard. La Belgique à côté c’est le Paradis de Dukan. Impossible de résister aux pâtisseries merveilleuses  et aux burgers gargantuesques des« diners » qu’on croise.
Je croyais avoir une résistance à toute épreuve au sucre et au gras, j’étais même prête à faire des concours d’Oreo, mais un seul muffin aux myrtilles ici et j’abdique pour la journée. C’est pas que j’ai un appétit d’oiseau mais le muffin en question fait trois fois la taille d’un estomac humain alors évidement…
Monsieur Patate Frite, quant à lui,  ressemble à un adolescent perdu sur le tournage d’un porno, il ne sait plus où donner de la tête et des mains, alors par précaution, il commande toujours le truc qui a l’air le plus GROS et s’est promis de goûter tous les sandwichs locaux du subway.
(Plus tard : Il a testé un sandwich à 1200 calories appelé Chipotle Cheese & Chicken arrosé d’un LITRE de coca, j’hésite à appeler une ambulance ou le Guiness Book des records).

-        -   On a rencontré Will Smith.
Traduction: on a vu un type de la taille d’un pouce gigoter dans son costard noir qui était, à  n’en pas douter, Will Smith. Tout ça dans Mercer street où il tourne en ce moment Men In Black troisième du nom. Allez :  gros Spoiler, vu les décors et la gueule des figurants, a priori, ca se passe dans les années 70.

-          - L’Amérique est une nation de tatoués, ils en ont n’importe où, à n’importe quel âge, souvent fait n’importe comment. J’ai vu une fermeture éclair, un avion, un cookie, des dizaines de « Mom » stylisé, un «  DEATH – HONOR », des prénoms, des adjectifs, de la typo gothique surtout et du texte encore et encore… j’attends avec impatience de voir une liste de course sur un mollet.

-       -  J’ai vu le nouveau Spielberg, super 8, le jour de sa sortie étazunienne. J’ai envie de te dire que ça fait trembler mais en fait non. C’est juste que nous l’avons vu dans une salle où il faisait -3 grand maximum.
Ami de E.T., en revanche, tu vas être content, celui-là est finalement dans la même veine avec un ptit côté Jurassik Park et The Goonies. Vaste programme.
Pour tout ce qui est cohérence de l’histoire… bon t’es pas là pour réfléchir mais pour te divertir hein. (Mythique scène ou les deux pères font un tour en voiture : progression dramatique : nulle. Tu me diras ce que tu en auras pensé quand tu l’auras vu.)
Avant le film, on a vu sept bandes annonces dont 5 étaient sur des robots qui se battent et les deux autres des comédies sentimentales. On ne va peut-être pas y retourner on s’est dit.

-          Je sais pas si tu sais mais le muesli et les m&m’s me rendent boulimique. Tant qu’il y en a, j’en mange, je prends n’importe-qui à un concours, je suis sûre de gagner, ça ne m’écœure JAMAIS.
Ici, il y a les m&m’s aux amandes, à la noix de coco, au beurre de cacahuètes, au chocolat noir, à la fraise, t’imagines bien que je couine à chaque fois que j’en vois. J’attends de rentrer pour organiser une dégustation avec Maîtresse Gamelle et son Monsieur Nounours.

-          Dans le distributeur du hall de l’hôtel il y a de la Docteur Pepper LIGHT. Enfin il y en avait parce que j’ai tout bu. Une vraie Forest Gump au féminin. C’est d’un chimique à toute épreuve et j’ai l’impression de laver mon estomac à l’eau de javel mais comme mon système digestif est un vrai sani-broyeur, pas de problème.

-        -  Je fais régulièrement des « DSK » car les femmes de chambres rentrent à chaque fois que je sors de la douche. On peut compter sur les doigts de la main celles qui ne m’ont pas encore vu à poil.
En parlant de ça, ici ils ont leur propre pervers dégueulasse, qui répond au doux sobriquet de Weiner. Il est sénateur, n’est pas sans rappeler notre Bon Président physiquement et envoie des photos de sa zizouille à des étudiantes. Il a nié une semaine avant d’avouer que bon ok les photos venaient bien de chez lui et que c’était bien sa zizouille. Il fait son Monica Gate et ça choque les locaux.
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- Avant-hier, c’était la canicule à NYC alors on a jugé bon d’aller à la plage de Coney Island, au sud de Brooklyn, pour se tremper les pieds. Très bonne idée puisque ça a été le théâtre d’une fusillade où deux personnes sont mortes. Qui a dit qu’on était des gros poisseux ?

Bon allez soit sage mon cupcake, je repasserais d’ici peu.